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À propos

Mis à jour le 26 juillet 2026

Ce site est édité par Laurent de la Clergerie, fondateur du Groupe LDLC. En janvier 2021, l'entreprise est passée à la semaine de 4 jours pour l'ensemble de ses salariés. Ce portail existe parce que, depuis, la même question revient sans cesse — et qu'elle mérite mieux que des slogans.

Qui écrit ici

Je m'appelle Laurent de la Clergerie. J'ai fondé le Groupe LDLC, distributeur de matériel informatique installé dans la région lyonnaise, qui emploie aujourd'hui plus de mille personnes.

En janvier 2021, nous sommes passés à la semaine de 4 jours : 32 heures hebdomadaires au lieu de 35, sans baisse de salaire, pour tous les salariés. Pas une expérimentation sur un service, pas un pilote de six mois : l'entreprise entière, d'un coup.

Pourquoi nous l'avons fait

Le raisonnement de départ était simple : le temps de travail avait cessé de baisser depuis vingt ans alors que la productivité, elle, avait continué de monter. Nous avons voulu vérifier si une entreprise pouvait rendre une partie de ce gain à ses salariés sans se mettre en difficulté.

Nous avons choisi la réduction plutôt que la compression : quatre journées de 8 heures, et non quatre journées de 9 heures. Des journées de 9 heures auraient rallongé les amplitudes au point de rendre le dispositif pénible pour les parents — le gain aurait été affiché plutôt que réel. Les cadres au forfait jours sont passés à un forfait sans RTT.

Le surcoût initial avait été estimé à environ 5 % de la masse salariale. Des augmentations de salaire ont malgré tout été négociées l'année suivante.

Ce que ça a donné

L'entreprise constate un absentéisme et des accidents du travail divisés par deux, un turnover devenu quasi nul, et une forte hausse des candidatures spontanées.

Le chiffre de « +40 % de productivité », abondamment repris dans la presse, mérite d'être précisé : il correspond à une hausse d'activité d'environ 40 % pendant la période Covid, absorbée sans recrutement net, les effectifs restant autour de mille personnes. C'est un effet de productivité apparente sur une période exceptionnelle pour le marché informatique, pas un gain mesuré toutes choses égales par ailleurs.

Ce que je ne prétends pas

Notre cas n'a pas été évalué de façon indépendante. Les chiffres publics viennent de l'entreprise — les miens compris. Ils varient d'une interview à l'autre, et personne n'a conduit d'étude académique sur LDLC.

Notre cas n'est pas transposable tel quel. Un distributeur en ligne, dont une partie de l'activité se prête à l'automatisation, ne ressemble ni à un hôpital, ni à une usine en trois-huit, ni à un restaurant. Ce qui a marché chez nous ne prouve pas que cela marchera ailleurs — cela prouve seulement que c'est possible quelque part, ce qui est déjà autre chose qu'une idée théorique.

Je ne vends pas une méthode. Ce site n'est pas une offre de conseil, et personne n'y paie pour être mis en avant.

Pourquoi ce site

Depuis 2021, les mêmes questions reviennent : est-ce que ça coûte ? est-ce que ça marche ailleurs ? qu'est-ce que dit le droit du travail ? qui l'a vraiment fait ?

Les réponses existent, mais elles sont dispersées entre des études anglophones, des articles de presse contradictoires et des retours d'expérience que personne ne recense. Ce portail rassemble ce qui est vérifiable : l'actualité du sujet dans plusieurs pays, les entreprises qui ont franchi le pas, les guides pratiques, et un forum pour ceux qui s'y attellent.

La façon dont ce site est fabriqué — y compris la part qu'y prend l'intelligence artificielle — est décrite sans détour dans Notre méthode.

Le livre

J'ai raconté ce passage à la semaine de 4 jours dans un livre, Osez la semaine de 4 jours : les étapes de la mise en place, et les objections que m'opposent le plus souvent les autres dirigeants.

Il est référencé dans la bibliothèque de ce site, au même titre que les autres ouvrages sur le sujet.